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Ce programme est coordonné par Hélène Charton,
et regroupe 20 chercheurs et doctorants originaires d’Europe
et d’Afrique.
Les pays africains expérimentent actuellement des changements
importants dans leur manière de gérer leur ville à
la fois au niveau central et local. La croissance urbaine a conduit
à l’émergence d’institutions informelles
(légales ou illégales) qui jouent un rôle crucial
dans l’accès au marché du travail et au marché
immobilier comme dans l’accès aux soins, à l’éducation
et à la sécurité.
Ces organisations non reconnues par l’État sont perçues
comme des alternatives légitimes aux politiques publiques
qui dans la plupart des cas apparaissent sans moyens. Cette réalité
urbaine a engendré de nouveaux ordres urbains qui ont opéré
parallèlement à un ordre normatif produit par l’État.
Le programme proposé vise à étudier ces ordres
normatifs différents et concurrentiels à partir d’une
analyse comparée de deux villes en Afrique : Nairobi au Kenya
et Dar es Salaam en Tanzanie.
À l’échelle du continent, le projet s’inscrit
dans le cadre des activités du GDRI « Gouverner les
villes d’Afrique : lois, institutions locales et identités
urbaines depuis 1945 » initié en 2006. Sur le plan
régional, le projet vise à renforcer les liens entre
le milieu de la recherche académique et celui des décideurs
politiques. Des responsables des municipalités de Nairobi,
de Dar es Salaam et de UN-Habitat
à Nairobi sont associés au projet. La place importante
réservée dans ce programme à la méthodologie
et à la formation vise précisément à
élaborer des outils d’analyse communs aux différents
acteurs travaillant sur les questions de gouvernance.
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