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Ce programme est dirigé par Sam
Owuor, enseignant-chercheur en géographie à l’Université
de Nairobi. Il réunit une équipe de 24 chercheurs
européens et africains.
En 2000, les villes kenyanes concentraient 33% de la population
du pays et il est prévu que ce pourcentage atteigne 44% en
2015 et 54% en 2030. Une partie importante des nouveaux citadins
grossira les effectifs, non des trois grandes villes du pays —
Nairobi, Mombasa et Kisumu — mais d’une multitude d’agglomérations
secondaires qui encadrent l’espace rural kenyan. Si ces agglomérations
sont appelées à forger une nouvelle société
kenyane — lieu d’un nouveau mode de vie, d’une
inventivité politique, sociale et culturelle, d’un
brassage ethnique, voire d’une identité nationale —
force est d’avouer qu’elles condensent tous les problèmes
d’un pays caractérisé par d’importantes
inégalités socio-économiques. Un rapport d’UN-HABITAT
signale la prolifération des bidonvilles, la dégradation
de l’environnement, la réduction de l’espérance
de vie, l’alimentation inadaptée, l’impossibilité
d’accéder à un service de santé et à
une éducation de qualité, l’absence de logements
appropriés, la vulnérabilité au HIV/SIDA et
à d’autres maladies, le développement de l’insécurité
et des crimes.
En 2004, l’ambassade de France au Kenya a lancé une
étude sur les villes moyennes du Kenya, dans l’optique
du quatrième sommet Africités qui s’est tenu
à Nairobi en septembre 2006. Cette étude visait à
cerner les caractéristiques des villes moyennes et de comprendre
les processus d’urbanisation à l’œuvre au
Kenya à travers une série de monographies (à
partir d’un échantillon de 19 villes) et d’interviews
de représentants des municipalités.
Publications
Sam Owuor, Les villes moyennes au Kenya.
Les enjeux de la gestion urbaine et les objectifs du millénaire
pour le développement, 2006, Cahiers de l’IFRA,
numéro spécial.
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